Assurance vie en euros

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- Durée : long terme - Risque : faible - Fiscalité : très favorable
 
 
Ce produit d’épargne à tout faire, sécurisé et rentable, est un outil de transmission sans égal.
Un contrat d’assurance vie en euros est un compte d’épargne sans risques. Son fonctionnement est garanti par une compagnie d’assurances vie. L’objectif pour le souscripteur ? Se constituer un capital par des versements programmés ou en valoriser un. Mais il peut aussi en tirer des revenus ponctuels ou réguliers. La norme repose en effet aujourd’hui sur des contrats à versements et retraits libres.
Ce placement a toutefois vocation à être conservé plusieurs années pour amortir ses frais d’entrée et optimiser sa fiscalité. Point important : il n’existe aucune limite du nombre de contrats détenus ni des versements effectués ! L’épargne est placée dans l’actif général de la compagnie d’assurances ou dans un actif cantonné, réservé à un ou plusieurs produits spécifiques.
Vous l’avez compris : l’assurance vie ne ressemble pas à l’assurance décès. Celle-ci est un produit de prévoyance, permettant de verser un capital fixé à la souscription en cas de décès de l’assuré. Rien de commun, donc, avec de l’épargne. Certes, lors du décès, l’assurance vie est versée à un ou des proches désignés, appelés bénéficiaires. Mais seule l’épargne inscrite en compte sur le contrat leur sera versée. Sauf que les capitaux transmis échappent à la succession (voir encadré).
 
Le capital est-il garanti ?
Oui. L’assureur garantit le capital investi, comme le confirment les valeurs de rachat publiées dans le contrat. Les intérêts générés chaque année par le capital en compte sont aussi définitivement acquis. Attention, cette garantie s’entend nette de frais d’entrée et de gestion. Seul risque d’un contrat en euros : la faillite de la compagnie d’assurances vie. Dans ce cas, si aucun concurrent ne reprend le portefeuille des contrats, un fonds de garantie est actionné. Il couvre chaque assuré à hauteur de 70 000 euros au maximum.
 
L’argent est-il disponible ?
Il existe un délai de renonciation de trente jours pour récupérer l’intégralité de sa mise. Ensuite, il est possible de retirer tout ou partie du capital présent dans un contrat à tout moment… Et ce sans attendre huit ans comme, à tort, on l’entend souvent dire. Il suffit de demander un retrait partiel ou total, le terme technique étant «rachat». Point positif : rien n’interdit ultérieurement de verser à nouveau, contrairement à la règle applicable à bon nombre d’enveloppes fiscales. Mais il faut se conformer aux règles du contrat sur les montants minimaux de retrait et sur ceux à laisser en compte. Soit quelques centaines d’euros en général. En pratique, il faut faire une demande écrite à son assureur, aller voir son distributeur, ou opérer directement sur Internet pour les contrats pilotables en ligne. Il existe une autre façon de disposer de l’argent déposé sur votre contrat : demander un prêt à son assureur. C’est une «avance», en termes techniques. La compagnie vous avance la somme demandée, sans la retirer du contrat. Celui-ci continue donc à être rémunéré dans sa totalité. Affichant un coût variable selon les assureurs, l’avance doit être remboursée dans des délais «raisonnables».

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