CEL (compte d'épargne logement)

- Durée : court terme - Risque : faible - Fiscalité : favorable
 
 
Ce livret atypique est mal rémunéré. Mais il permet d’accéder à un crédit à taux préférentiel…
Le compte d’épargne-logement (CEL) est un produit sûr pour placer à court terme. Disponible dans toute banque et fonctionnant comme un livret, il peut être ouvert par toute personne majeure ou mineure. Impossible, en revanche, d’en avoir plus d’un ! Un versement minimal d’au moins 300 euros est exigé à la souscription. On a le droit ensuite d’abonder son CEL à tout moment, par chèque, virement, ou dépôt d’espèces de 75 euros au minimum. En revanche, un versement ne peut pas avoir pour effet de porter le solde au-delà de 15 300 euros. Ce montant maximal est susceptible d’être dépassé seulement du fait de l’inscription des intérêts annuels en compte.
 
Le capital est-il garanti ?
Impossible de perdre de l’argent sur un CEL. L’établissement bancaire vous garantit contractuellement la préservation du capital et sa valorisation. Seul risque : la faillite de la banque.
 
L’argent est-il disponible ?
Des retraits d’un montant minimal de 15 euros sont possibles à tout moment. Mais il faut laisser en permanence au moins 300 euros sur le compte. Sinon, le CEL est fermé d’office.
 
Combien ça rapporte ?
Vos dépôts sont rémunérés à un taux égal aux deux tiers du rendement du Livret A, arrondi au quart de point. Soit actuellement 2%. Ce taux est révisé aux 1er février et 1er août. Crédités le 31 décembre ou dans les jours suivants, les intérêts sont calculés selon la règle de la quinzaine. Les sommes fructifient à condition d’avoir été investies une quinzaine civile complète. Autrement dit, du 1er au 15 du mois ou du 16 au 30 (ou 31). Mieux vaut donc attendre le 1er ou le 16 du mois pour effectuer un retrait. Et faire vos dépôts de préférence avant ces échéances. Les intérêts donnent droit à prêt (voir encadré). Et ils génèrent à leur tour des intérêts, l’année suivante.
Si vous demandez un prêt d’épargne-logement grâce à votre CEL (voir encadré), vous bénéficiez d’une prime d’Etat, égale à la moitié des intérêts bancaires dans la limite de 1 144 euros par opération d’emprunt. Prime comprise, la rémunération maximale du CEL s’établit alors à 3%.
 
Quelle est la règle fiscale ?
Les intérêts bancaires et la prime d’Etat sont exonérés d’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux, à 11%, sont pris sur les intérêts de l’année.
 
Comment emprunter avec un CEL
Dès lors qu’il a une durée minimale d’au moins dix-huit mois, le CEL donne droit à un prêt d’épargne-logement. D’une période de deux à quinze ans, ce crédit est d’un montant maximal de 23 000 euros. Son taux, actuellement de 3,5%, est fonction de celui des intérêts bancaires. Plus ce dernier est élevé, plus le crédit est cher. Le prêt peut financer des travaux dans votre résidence principale ou secondaire, mais aussi dans celle de vos ascendants ou descendants, voire permettre l’accession à la propriété. Il peut également être sollicité pour des travaux dans votre résidence principale si vous êtes locataire.
 
Les dessous des droits à prêt
Les droits à prêt correspondent aux intérêts bancaires capitalisés sur votre CEL, multipliés par 1,5. Ils déterminent la somme maximale du crédit auquel vous pouvez prétendre. Ils doivent être d’un montant minimal de 22,50 euros pour financer certains travaux d’économie d’énergie, de 37 euros d’intérêts pour des travaux d’amélioration et de 75 euros pour l’accession à la propriété et la construction. Les droits à prêt cumulés sur un CEL peuvent être cédés à un proche titulaire d’un CEL ou d’un PEL. Dans ce cas, la prime d’Etat revient au bénéficiaire des droits.

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