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FIP (fond d'investissement de proximité)
- Durée : long terme - Risque : fort - Fiscalité : favorable
Cet outil de diversification bénéficie d’un avantage fiscal à l’entrée. Mais sa liquidité est faible.
Nés avec la loi Dutreil, les fonds d’investissement de proximité (FIP) sont venus compléter en 2003 le dispositif de soutien aux PME déjà en place avec les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI). Les FIP permettent d’accéder au marché des sociétés non cotées dans un cadre fiscal favorable. Comme pour les Sicav, l’investissement est accessible avec un montant faible, de l’ordre de quelques centaines d’euros, et l’épargne est pilotée par un professionnel. Un pourcentage de 60% de l’actif doit être investi dans des PME. Il n’existe aucune contrainte sur le solde du portefeuille, placé le plus souvent en Sicav monétaires, obligataires ou en actions.
Les principales différences entre FIP et FCPI ? Si, dans les deux cas, vos actifs sont essentiellement placés dans des PME, la FIP n’a pas de contrainte sectorielle mais une obligation d’investir dans trois régions limitrophes (voir encadré). Autre exigence : 10% au minimum de l’actif doivent être consacrés à des PME de moins de cinq ans.
Nés avec la loi Dutreil, les fonds d’investissement de proximité (FIP) sont venus compléter en 2003 le dispositif de soutien aux PME déjà en place avec les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI). Les FIP permettent d’accéder au marché des sociétés non cotées dans un cadre fiscal favorable. Comme pour les Sicav, l’investissement est accessible avec un montant faible, de l’ordre de quelques centaines d’euros, et l’épargne est pilotée par un professionnel. Un pourcentage de 60% de l’actif doit être investi dans des PME. Il n’existe aucune contrainte sur le solde du portefeuille, placé le plus souvent en Sicav monétaires, obligataires ou en actions.
Les principales différences entre FIP et FCPI ? Si, dans les deux cas, vos actifs sont essentiellement placés dans des PME, la FIP n’a pas de contrainte sectorielle mais une obligation d’investir dans trois régions limitrophes (voir encadré). Autre exigence : 10% au minimum de l’actif doivent être consacrés à des PME de moins de cinq ans.
Le capital est-il garanti ?
Non. Il existe même un risque de perte de capital très grand pour deux raisons. Un, il s’agit principalement d’un placement en actions. Deux, la mortalité des PME est plus élevée que celle des grandes entreprises. Certaines lignes du portefeuille peuvent ainsi être réduites à néant. Pour se prémunir contre ce risque, le gérant est à même de souscrire une assurance auprès de la Sofaris, la Société française de garantie des financements des PME. Mais celle-ci a un coût… La diversification du portefeuille permet aussi de limiter le risque global.
Non. Il existe même un risque de perte de capital très grand pour deux raisons. Un, il s’agit principalement d’un placement en actions. Deux, la mortalité des PME est plus élevée que celle des grandes entreprises. Certaines lignes du portefeuille peuvent ainsi être réduites à néant. Pour se prémunir contre ce risque, le gérant est à même de souscrire une assurance auprès de la Sofaris, la Société française de garantie des financements des PME. Mais celle-ci a un coût… La diversification du portefeuille permet aussi de limiter le risque global.
L’argent est-il disponible ?
Non. Ces produits offrent une liquidité très limitée avant l’échéance prévue. Impossible de céder vos parts avant la fin de la durée de détention, sauf à trouver vous-même un acheteur. Vous voici donc engagé pour une période de huit ans en moyenne, à moins d’avoir le malheur de subir l’un des trois cas de déblocage anticipé prévus : décès, invalidité ou licenciement du porteur de parts ou de son conjoint soumis à imposition commune. Dans ces conditions, vous conservez l’avantage fiscal. Et si la notice du fonds le précise, la société de gestion s’engage à vous racheter la part.
Non. Ces produits offrent une liquidité très limitée avant l’échéance prévue. Impossible de céder vos parts avant la fin de la durée de détention, sauf à trouver vous-même un acheteur. Vous voici donc engagé pour une période de huit ans en moyenne, à moins d’avoir le malheur de subir l’un des trois cas de déblocage anticipé prévus : décès, invalidité ou licenciement du porteur de parts ou de son conjoint soumis à imposition commune. Dans ces conditions, vous conservez l’avantage fiscal. Et si la notice du fonds le précise, la société de gestion s’engage à vous racheter la part.
Combien ça rapporte ?
Difficile de se prononcer. Car les premiers millésimes des FIP ont à peine quatre ans. En investissant dans des sociétés plus matures que son cousin, le FCPI, votre espoir de gain est sans doute moins élevé. Le résultat devrait toutefois correspondre, à terme, à la performance d’un placement en actions.
Difficile de se prononcer. Car les premiers millésimes des FIP ont à peine quatre ans. En investissant dans des sociétés plus matures que son cousin, le FCPI, votre espoir de gain est sans doute moins élevé. Le résultat devrait toutefois correspondre, à terme, à la performance d’un placement en actions.
Quelle est la règle fiscale ?
A l’entrée, l’avantage fiscal permet de réduire ses impôts, l’année suivant la souscription, de 25% de son investissement, frais d’entrée inclus, pris en compte dans la limite de 12 000 euros pour un célibataire et de 24 000 euros pour un couple. Soit un gain maximal respectif de 3 000 et de 6 000 euros. Au bout de cinq ans, la plus-value est exonérée d’impôt sur les plus-values, mais elle reste soumise aux 11% de prélèvements sociaux. Nouveauté cette année : les FIP permettent une réduction de l’impôt de solidarité sur la fortune à hauteur de 50%, dans la limite de 10 000 euros par an. Mais les FIP «ISF» ne devraient pas être les mêmes que les FIP «impôt sur le revenu».
A l’entrée, l’avantage fiscal permet de réduire ses impôts, l’année suivant la souscription, de 25% de son investissement, frais d’entrée inclus, pris en compte dans la limite de 12 000 euros pour un célibataire et de 24 000 euros pour un couple. Soit un gain maximal respectif de 3 000 et de 6 000 euros. Au bout de cinq ans, la plus-value est exonérée d’impôt sur les plus-values, mais elle reste soumise aux 11% de prélèvements sociaux. Nouveauté cette année : les FIP permettent une réduction de l’impôt de solidarité sur la fortune à hauteur de 50%, dans la limite de 10 000 euros par an. Mais les FIP «ISF» ne devraient pas être les mêmes que les FIP «impôt sur le revenu».
Choisissez les bonnes régions
Votre conseiller vous propose plusieurs FIP et vous ne savez lequel choisir ? D’abord, ne vous laissez pas guider par le critère de proximité. Ce n’est pas nécessairement le meilleur choix. Et si les offres se concentrent sur trois régions, Ile-de-France, Bourgogne et Rhône-Alpes, ne négligez pas d’autres zones dynamiques. Enfin, renseignez-vous sur les liens entre les gérants et les régions sélectionnées. Y ont-ils déjà investi ? Ont-ils une connaissance précise de leur tissu industriel, voire noué des liens avec l’administration régionale ? La région a-t-elle souscrit en direct dans un fonds précédent ? Plus vous avez de réponses positives, plus vous pouvez vous engager.
Votre conseiller vous propose plusieurs FIP et vous ne savez lequel choisir ? D’abord, ne vous laissez pas guider par le critère de proximité. Ce n’est pas nécessairement le meilleur choix. Et si les offres se concentrent sur trois régions, Ile-de-France, Bourgogne et Rhône-Alpes, ne négligez pas d’autres zones dynamiques. Enfin, renseignez-vous sur les liens entre les gérants et les régions sélectionnées. Y ont-ils déjà investi ? Ont-ils une connaissance précise de leur tissu industriel, voire noué des liens avec l’administration régionale ? La région a-t-elle souscrit en direct dans un fonds précédent ? Plus vous avez de réponses positives, plus vous pouvez vous engager.

