Livret A et livret Bleu

- Durée : court terme - Risque : nul - Fiscalité : très favorable
 
 
Ces livrets sont sûrs, et avec une rentabilité supérieure à l’inflation. Mais ils ne sont pas encore disponibles dans toutes les banques.
Epargne fétiche des Français, Livret A et livret Bleu sont deux frères jumeaux. Seule différence : le premier est distribué par les Caisses d’Epargne et par La Banque Postale, tandis que le second est disponible dans le réseau du Crédit Mutuel. Disponibilité parfaite des fonds et sécurité du capital en font une tirelire idéale pour l’épargne de précaution. Retraits et dépôts sont possibles à tout moment. Seule contrainte : un minimum de 15 euros par opération et un plafond de 15 300 euros, impossible à dépasser sauf exception. Attention, aujourd’hui, il faut choisir entre Livret A ou Bleu. Un seul est autorisé par personne, mineure ou majeure. Mais le cumul demeure encore possible pour les souscriptions réalisées avant le 1er septembre 1979. Aucune condition particulière n’est exigée pour ouvrir un Livret A dans une Caisse d’Epargne ou à La Banque Postale. En revanche, certaines caisses régionales du Crédit Mutuel conditionnent la souscription du livret Bleu à la détention d’un compte courant ou d’une part sociale.
 
Le capital est-il garanti ?
Il est impossible de perdre de l’argent. Mieux, les fonds déposés sont garantis par l’Etat sur un Livret A et par le Crédit Mutuel sur le livret Bleu. Seul cas de perte de capital imaginable sur ce dernier : la faillite de la Fédération du Crédit Mutuel. Hautement improbable !
 
L’argent est-il disponible ?
Vous pouvez retirer vos fonds n’importe quand. Selon la banque, ils seront versés sur votre compte courant, le jour même, ou, au plus tard, le lendemain. Vous avez aussi la possibilité de faire un retrait en espèces au guichet d’une Caisse d’Epargne, d’une Banque Postale ou d’un Crédit Mutuel, selon les cas. Pensez toutefois à prévenir la veille, pour des montants supérieurs à 1 000 ou 1 500 euros. Il est même possible d’autoriser certains prélèvements sur ces livrets, notamment pour payer ses impôts. Attention : il faut toujours laisser un solde d’au moins de 15 euros. Sinon, le livret sera fermé d’office.
 
Combien ça rapporte ?
La rémunération de ces livrets est actuellement de 3%, soit environ 1,5 point de plus que l’inflation. Difficile de trouver mieux dans l’univers des placements de trésorerie ! Ce taux est révisé aux 1er février et 1er août de chaque année, selon une formule mathématique fondée sur les taux monétaires et l’inflation. Crédités le 31 décembre ou dans les jours suivants, les intérêts sont calculés selon la règle de la quinzaine. Les sommes fructifient à condition d’avoir été investies une quinzaine civile complète. Autrement dit, du 1er au 15 du mois ou du 16 au 30 (ou 31). Mieux vaut donc attendre, si possible, le 1er ou le 16 du mois pour effectuer un retrait. A contrario, faites vos dépôts de préférence avant ces échéances. Les intérêts crédités sur le livret génèrent à leur tour des intérêts, l’année suivante.
 
Quelle est la règle fiscale ?
Les intérêts perçus sur le Livret A ou le livret Bleu sont totalement exonérés fiscalement. Ils ne supportent donc ni l’impôt sur le revenu, ni les prélèvements sociaux de 11%.
 
15 300 euros
C’est le plafond des Livrets A et Bleu. Aucun dépôt ne peut amener le solde du livret à excéder ce plafond. Si votre solde est déjà de 10 000 euros, vous ne pouvez plus placer que 5 300 euros (15 300 – 10 000). En revanche, la capitalisation des intérêts peut avoir pour effet le franchissement de ce maximum légal. Investissez 15 300 euros à l’ouverture puis laissez le temps courir… et vous aurez bien plus sur votre livret, à terme, que ce fameux plafond ! Dans ce dernier cas, vous ne pouvez plus effectuer de dépôt. Mais vous n’êtes nullement obligé de retirer des fonds pour retomber sous le plafond ! Si, par la suite, un retrait fait repasser le solde sous la limite maximale, de nouveaux versements redeviendront possibles.

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