Or

- Durée : long terme - Risque : fort - Fiscalité : peu favorable
 
 
C’est la valeur refuge par excellence. Sa fiscalité, très peu favorable auparavant, s’est adoucie.
Parce qu’il est négociable partout, même en périodes difficiles (guerres, crises économiques…), l’or est «la» valeur refuge. Mais c’est avant tout une matière première traitée principalement sous trois formes : le lingot, la barre et les pièces. On distingue deux lingots : l’«international» d’exactement un kilo et le «français» d’environ un kilo, ou plus exactement entre 995 et 1 005 grammes. Le poids d’or fin de la barre est compris entre 350 onces (10,8862 kg) et 430 onces (13,3744 kg). Quant aux pièces, dix-neuf sont négociables à Paris, les plus répandues étant le 20 francs napoléon, le souverain anglais, le 20 francs suisse et le 50 pesos mexicain. A noter : il existe aussi des investissements or-papier (voir encadré).
 
Le capital est-il garanti ?
Non. La valeur de l’or fluctue. Rien ne garantit donc de retrouver son investissement initial.
 
L’argent est-il disponible ?
Oui. La cotation du métal jaune est désormais assurée par CPR Or. La filiale de l’ancienne Compagnie Parisienne de Réescompte fixe les cours quotidiennement à 13 heures en fonction des ordres d’achat et de vente reçus. Et des cours de l’once d’or (28,35 grammes), la référence internationale dont la cotation est effectuée à Londres. La plupart des banques ont mis en place des accords avec CPR Or afin d’assurer les transactions. Que ce soit à l’achat ou à la vente, elles prélèvent une commission variant entre 2% et 3% du montant de la transaction.
 
Combien ça rapporte ?
N’espérez pas toucher des revenus de ce placement. En revanche, il existe un espoir de plus-value. Avec la crise obligataire de 1999 et celle des marchés actions en 2000, l’or a retrouvé la faveur des investisseurs. L’élément déclencheur a sans doute été l’accroissement de la défiance vis-à-vis du dollar. L’effet est mécanique : quand le billet vert baisse, l’or s’apprécie et inversement. En 2007, l’or a continué de progresser. De 607,70 dollars le 5 janvier (son plus bas), il a décroché un nouveau record historique à 767,70 dollars le 18 octobre. Dans le même temps, le dollar s’est négocié jusqu’à un plus bas de 1,4350 pour un euro.
 
Quelle est la règle fiscale ?
Depuis le 1er janvier 2006, l’imposition sur la vente d’or suit le régime de droit commun des plus-values. Si vous êtes en mesure de justifier la date d’acquisition de vos pièces et / ou lingots, vos plus-values seront taxées au taux forfaitaire de 27%, prélèvements sociaux inclus. Un abattement de 10% sera appliqué sur le gain par année de détention à partir de la troisième année. Au-delà de douze ans, la plus-value est exonérée. Aucun impôt n’est dû en cas de moins-value, quelle que soit la durée de détention. Pour être sûr de pouvoir bénéficier de ce nouveau régime, laissez vos lingots et pièces sur un compte-titres. En revanche, si vous ne pouvez justifier la date d’acquisition ou le prix de revient, vous devrez acquitter une taxe équivalente à 8% du montant de la transaction.
 
Les différentes variétés d’or-papier
Le regain d’intérêt pour cette matière première a considérablement élargi les possibilités d’inves­tissement au travers des mines d’or, Sicav, certificats… On parle alors d’or-papier. Attention, certains outils, comme les certificats, permettent simplement de profiter de l’évolution des cours du métal jaune. D’autres, en revanche, correspondent à un investissement dans des titres de producteurs d’or. Leur cours dépend non seulement de la matière première, mais aussi d’autres éléments comme l’environnement économique, la gestion de l’entreprise… Tel est le cas des mines d’or et des Sicav aurifères, par exemple.

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