Immobilier Robien recentré

- Durée : long terme - Risque : moyen - Fiscalité : favorable
 
 
C’est le moins contraignant des dispositifs fiscaux dans le neuf.
Il s’agit de l’un des deux dispositifs fiscaux proposés aux particuliers désireux de faire de l’investissement locatif dans le neuf. Ce système est applicable aux investissements réalisés depuis le 1er septembre 2006. Il vous permet de déduire de vos revenus une fraction de votre achat. Cet amortissement augmente le montant de vos charges et vous permet de générer un déficit foncier imputable à l’impôt sur le revenu. Avec le Robien recentré, vous vous engagez à louer pendant neuf ans et à respecter des loyers plafonnés. A noter, le logement peut être loué à un ascendant ou un descendant.
 
Le capital est-il garanti ?
Non, il n’est pas garanti. Comme pour tout investissement immobilier, vous n’êtes pas à l’abri d’une évolution du marché pouvant entraîner une baisse des prix. Le choix d’un bon emplacement, dans une zone à forte demande locative (voir encadré), est la meilleure protection pour ce type d’investissement.
 
L’argent est-il disponible ?
Oui, mais au bout d’un certain laps de temps. En contrepartie des avantages fiscaux, vous vous engagez à louer le logement à titre de résidence principale pour une durée de neuf ans. Attention toutefois si vous réalisez des déficits fonciers à l’approche de cette échéance. Dans ce cas, vous devez conserver le bien trois ans après le dernier déficit déclaré. Si vous vendez votre bien avant le terme des neuf ans, vous devrez rembourser à l’Etat l’avantage fiscal obtenu ! Seules exceptions : en cas de décès de l’un des époux soumis à imposition commune, d’invalidité ou de chômage.
 
Combien ça rapporte ?
Le rapport locatif est naturellement limité par les plafonds de loyers applicables par mètre carré : 20,45 euros pour Paris, l’agglomération parisienne, le littoral de la Côte d’Azur et le Genevois français (zone A) ; 14,21 euros pour les agglomérations de plus de 250 000 habitants, la grande couronne parisienne, quelques villes très chères (Annecy, Bayonne, Chambéry, La Rochelle, Saint-Malo), le pourtour de la Côte d’Azur, la Corse et les départements d’outre-mer (zone B1) ; 11,62 euros pour les agglomérations de plus de 50 000 habitants, les zones frontalières ou littorales, les limites de l’Ile-de-France (zone B2) et, enfin, 8,52 euros pour le reste du territoire (zone C). Pour comparer le Robien recentré et le Borloo populaire, il faut mesurer les rentabilités après impôts, et pas seulement les loyers perçus. L’éventuelle plus-value, elle, dépend de l’évolution des prix sur le marché local.
 
Quelle est la règle fiscale ?
Il est possible d’amortir le bien à hauteur de 6% les sept premières années, puis de 4% les deux années suivantes. Soit 50% (6% x 7 + 4% x 2) sur neuf ans. Impossible d’aller plus loin. Ce système vous permet de dégager un déficit foncier, imputable sur votre revenu global à hauteur de 10 700 euros, comme le veut la règle en immobilier locatif – régime général.
La plus-value immobilière, elle, est imposable au taux de 16% plus 11% de prélèvements sociaux. Outre une minoration systématique du gain de 1 000 euros, elle bénéficie d’un abattement de 10% par année de détention au-delà de la cinquième. Ainsi, l’exonération est acquise au bout de quinze ans. Sinon, l’impôt est recouvré par le notaire lors de la cession.
 
Etudiez de près le marché locatif
Tout bon investissement immobilier doit être guidé par des critères tenant compte de l’emplacement du bien et de la qualité de la construction. Il faut aussi étudier le marché locatif et penser à la revente au terme des neuf années d’amortissement. Ne vous aventurez pas dans n’importe quel achat, car vous risquez de le payer très cher. Si vous n’arrivez pas à louer dans les douze mois suivant votre acquisition, vous ne verrez jamais la couleur des économies d’impôt. Pis : si, après le départ d’un locataire, vous n’arrivez pas à relouer dans les douze mois, le fisc pourra vous demander de rembourser les impôts économisés.
 
 

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