Perp (plan d'épargne retraite populaire)

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- Durée : très long terme - Risque : fort - Fiscalité : favorable
 
 
Ses avantages fiscaux à l’entrée ne doivent pas masquer l’énorme effort d’épargne à fournir pour obtenir une rente consistante.
Epargner en vue d’obtenir à la retraite un revenu régulier supplémentaire, tel est le concept du plan d’épargne retraite populaire, ou Perp. Ouvert à tous, ce fonds de pension fonctionne en deux temps. Tout d’abord, une phase d’épargne, régulière ou non. Ensuite, à partir de 60 ans au minimum, la transformation du capital accumulé en rente viagère, avec possibilité de réversion. Le Perp le plus diffusé ressemble aujourd’hui à un contrat d’assurance vie multisupport. Votre épargne y est placée dans des supports financiers, garantis ou non. Avec la possibilité de faire son choix entre les offres d’investissement ou d’opter pour une gestion automatique.
 
Le capital est-il garanti ?
Pendant la phase d’épargne, seule la partie investie dans le fonds ou actif en euros du plan est garantie, nette de frais. Mais l’argent versé dans d’autres fonds d’investissement (Sicav, FCP) n’est pas protégé contre la baisse.
Pendant la phase de perception de la rente, les revenus versés sont garantis par l’assureur, mais pas leur revalorisation.
 
L’argent est-il disponible ?
Non. On ne peut sortir du Perp qu’à partir de 60 ans, uniquement en rente viagère… Quatre situations permettent toutefois de récupérer le capital pendant la phase d’épargne. En cas d’invalidité sévère, d’expiration des droits aux allocations chômage, de liquidation judiciaire pour les non-salariés et, enfin, d’achat de sa première résidence principale quand on est retraité. En cas de décès du titulaire du Perp, une rente est versée à un bénéficiaire désigné à l’ouverture du plan – ou à défaut au conjoint. Une rente temporaire au profit des enfants mineurs est aussi proposée.
 
Combien ça rapporte ?
La rentabilité pourra seulement être évaluée au versement de la première rente. Evidemment, plus le montant de l’épargne versée et son rendement auront été élevés, plus les revenus perçus seront importants. Attention, la rente issue du Perp sera faible, car calculée sans y inclure une partie des rendements futurs. Conclusion : les montants nécessaires pour obtenir une rente consistante sont élevés. Pour avoir 300 euros par mois à 60 ans en 2007, il faut ainsi 100 000 euros à un homme et 112 000 euros à une femme.
 
Quelle est la règle fiscale ?
Comme d’autres produits (voir encadré), le Perp permet de déduire de son revenu imposable les cotisations versées, dans la limite de 10% des revenus professionnels de l’année précédente après abattement de 10%… dans la limite de 8 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass) de l’année précédente. Soit au plus 24 854 euros en 2007 (25 747 euros en 2008)… et au moins 10% du Pass, soit 3 106 euros (3 218 euros en 2008). Ce montant de déduction est familial. On peut reporter sur trois ans la part de déduction non consommée, même si on n’a pas encore souscrit de Perp. Ainsi, en 2007, bénéficie-t-on de l’enveloppe non utilisée en 2005 et en 2006. Cette enveloppe fiscale est minorée par les cotisations versées dans d’autres produits d’épargne retraite. A la sortie, la rente est soumise à l’impôt sur le revenu après abattement de 10% et aux prélèvements sociaux au taux de 7,1%.
 
Préfon, Corem et CRH, des Perp spécifiques
Les fonctionnaires disposent, depuis plusieurs dizaines d’années, de produits d’épargne retraite similaires au Perp. Il s’agit de Préfon, pour l’ensemble des fonctionnaires, du Corem, mieux connu comme l’ex-Cref, désormais ouvert à tous, et de la Complémentaire Retraite des Hospitaliers (CRH) destinée aux hospitaliers. Dans ces produits, les cotisations rapportent des points en fonction de leur prix. A la retraite, la rente perçue sera le résultat du nombre de points acquis multiplié par la valeur du point en euros.  Côté plus : une rente dopée à l’origine par la prise en compte d’une partie des rendements futurs et des avantages fiscaux accrus par le rachat d’années antérieures. Côté moins : le point coûte de plus en plus cher. Et surtout, des engagements non couverts à 100% au Corem et encore moins à la CRH.

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